Année 1846

Naissance de Henri ORION à PARIS dans le 12° arrondissement.

Il épousera Sophie DELPEUCH

En 1861, agé de 15 ans, il s’enfuit de chez lui et s’embarque pour les Etats-Unis d’Amérique.

Après un voyage qui dura plus d’un mois, il arriva à NEW-YORK, et s’engagea tout de suite dans l’armée des Etats-Unis dans le camp Nordiste. On suppose qu’il a dû mentir sur son age pour s'engager.

Nous étions au début de la guerre de sécession entre le Nord des « Yankees » avec l’armée de l’Union, et le Sud des « Rebels » avec l’armée des Confédérés.

          

                                       

Le conflit dura de 1861 à 1865. Mais à la fin de la guerre, Henri ORION décida de rester encore quelques temps dans l’armée des Etats-Unis avant de rentrer en France fin 1867.

en 1867

Le 22 janvier 1867, à GALVESTON ,(Texas) le sergent Henri ORION, était nommé « Quatermaster Sergent ». Il s’était embarqué pour les Etats-Unis d’Amérique en 1861, et s’était engagé dans l’armée des Nordistes ,  au 17° régiment d’infanterie U.S.  

        

                                                                      

Un courrier du 15 mai 1867 de CENTREVILLE,Texas, son ami GOUBEAUD parle de sa maladie qui le fait horriblement souffrir et de leur ami BERAUD qui se plaint du peu de fondement de leur amitié. GOUBEAUD dit qu’il lui est dû 6 mois de solde et qu’il n’a pas un sou en poche.

Dans un courrier de Edmond GOUBEAUD, sergent au 26° d'infanterie,en date du 11 Août 1867, posté de CENTREVILLE au Texas, il est mentionné des amis français communs : VIAL,et MERCIER. Il est aussi question d'un sergent DOLLE et d'une demoiselle BERAUD.

Dans ce courrier GOUBEAUD ajoute en post-scriptum : nos instant étant comptés, si Dieu me rappelle à lui avant mon départ pour la FRANCE.Je vous ai légué 100 $ en or. et il termine par :  Adieu mon ami, je vous serre la main.

Dans un autre courrier du 27 novembre 1867, GOUBEAUD, malade, répond à un courrier de son ami ORION posté de PARIS. Il dit qu’il compte rentrer en France, ou son père l’attend  à PARIS dans la première quinzaine de Février 1868, au 5 rue Montesquieu. Il mentionne un courrier de VIAL, et dit avoir écrit à son ami ORION, poste restante à PARIS. Il signe Edmond GOUBEAUD alias Et.GIRAUD.

Un courrier de Félix VIAL, en date du 28 novembre 1867,posté de GALVESTON,(Texas) parle de leur ami commun GOUBEAUD. VIAL mentionne le départ en coup de vent de ORION qui s’est installé à NOGENT sur MARNE.

J’ai retrouvé un courrier de Henri ORION, en anglais, daté du 10 novembre 1873, posté avec l’adresse : Clos des Cailles – Nogent sur Marne – près PARIS – France .Cette lettre est adressée à l’officier commandant le 26° régiment d’infanterie de l’armée des Etats-Unis. En voici la transcription :

Monsieur,

Je vous prie de m’excuser si je prend la liberté de vous écrire, mais je n’ai pas le choix, ne connaissant personne aux Etats-Unis pour expliquer le cas suivant : Une de mes relation Edmond GOUBAUD, qui s’est engagé en Décembre 1864 à la compagnie D du 17° Régiment d’Infanterie U.S, commandée par le Major HOLCOMB (depuis la compagnie a été commandée par le Capitaine BRADFORD), et a été promu QuaterMaster Sergeant dans l’année 1866 dans la dite compagnie qui se trouvait au TEXAS. J’ai reçu une lettre de lui au mois de Novembre 1867, dans laquelle il me dit être très malade, et qu’il devrait être libéré du régiment en Décembre prochain (1867). Depuis cette date, je n’ai plus aucunes nouvelles et je ne sais si il est  mort ou encore en vie. Dans ce cas, Monsieur, j’espère que vous aurez l’amabilité de m’envoyer un mot me disant si il est mort pendant son service dans l’armée U.S ou si il a été libéré. Espérant une réponse.

Au dos de se courrier figure la mention  de l’état major du 7° régiment d’infanterie qui mentionne que Edmond GOUBEAUD à été libéré du 26° régiment d’infanterie en raison de l’expiration de son engagement le 7 Décembre 1867.

De retour en France, Henri ORION entre dans la police, où il sera nommé commissaire. Il obtient la médaille d'honneur française de 2° classe.Détaché à MONACO, il est nommé commissaire du quartier de la Condamine (le centre ville) et de la gare de Monaco par ordonnance souveraine du 14 février 1896. A cette époque, Il donne sa démission en date du 7 mai 1901 (journal officiel de Monaco).

Tout au long du second Empire, la cour brille par ses fêtes et réceptions, et la gastronomie développe un faste qui prolonge l’art de Carême. Fait nouveau, la cuisine bourgeoise triomphe également au restaurant. Et c’est dans le salon «Grand Seize» de son Café Anglais, plus habitué aux nouvelles élites et aux «cocottes», que le chef Dugléré sert, en 1867, le dîner dit «des trois empereurs» au roi de Prusse Guillaume Ier, à Bismarck et au tsar Alexandre II accompagné du tsarévitch.

                                     Menu du 7 juin 1867 destiné aux «trois empereurs»

               Potages

    Impératrice et Fontange

    Soufflés à la Reine

 

                Relevés

    Filets de sole à la vénitienne

    Escalopes de turbot au gratin

    Selle de mouton purée bretonne

                Entrées

 

    Poulet à la portugaise

    Pâté chaud de cailles

    Homard à la parisienne

    Sorbets au vin

 

                Rôtis

 

    Caneton à la rouennaise

    Ortolans sur canapés

 

           Entremets

 

    Aubergines à l’espagnole

    Asperges en branches

    Cassolettes princesse

 

            Desserts

 

    Bombes glacées

 

                Vins

    Madère retour de l’Inde 1810

    Xérès de 1821

    Château Yquem 1847

    Chambertin 1846

    Château Margaux 1847

    Château Latour 1847

    Château Laffitte 1848

    Champagne Roederer frappé

 

Source : Guy (Christian), Almanach historique de la gastronomie française.

 

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