Année 1815

Le 2 Septembre 1815 à Saint VRAIN 91

mariage de Basile Germain DESPLACES avec Marie Madeleine MORIN.

*    SAINT VRAIN, l’an 1815, le 2 septembre, acte de mariage de Bazile DESPLACES, journalier, demeurant en cette commune, âgé de 25 ans, né à AUVERS (91) le 21 février 1790, fils majeur de Charles DESPLACES et de Catherine DESPLACES, demeurant en cette commune, et de Marie Madeleine MORIN, fille majeure de Charles François MORIN, demeurant en cette commune, et de défunte Marie Madeleine PINOT, née en cette commune le 10 juillet 1792. L’acte de naissance de l’époux en date du 21 février 1790, l’acte de naissance de l’épouse en date du 10 juillet 1792, l’acte de décès de Marie Madeleine PINOT en date du 15 avril 1807 mère de l’épouse. Le tout conforme. En présence de Charles DESPLACES et Catherine DESPLACES, père et mère de l’époux, de François MORIN père de l’épouse, de Charles DESPLACES frère de l’époux et de Pierre Alexandre GOUSSARD ami de l’époux, tous deux majeurs demeurant en cette commune, Henri Joseph COTANTIN profession marchand fripier , beau-frère de l’épouse, demeurant à PARIS 12 rue des Fontaines, et Nicolas GANTELET instituteur en cette commune aussi tous deux majeurs. Après quoi, moi Pierre DRAMARD, adjoint au maire de la commune de SAINT VRAIN, faisant par délégation les fonctions de l’Etat Civil. Les époux ont déclaré ne savoir signer. Le dit MORIN père de l’épouse a aussi déclaré ne savoir signer. Les autres ont signé avec moi.

Les Cent-Jours, dernière période du règne de l'empereur Napoléon Ier, de son entrée à Paris (20 mars 1815), à sa seconde abdication (22 juin). Le mécontentement de la population, en particulier des demi-soldes, persuada Napoléon de rentrer en France pour tenter de rétablir l'Empire. Le 1er mars 1815, après s'être échappé de l'île d'Elbe, il débarqua à Golfe-Juan avec quelques soldats. Son passage suscita l'enthousiasme des populations dans les villes et les campagnes (route Napoléon, de Cannes à Grenoble). Ralliant à Laffrey les troupes envoyées pour le stopper, puis celles de Ney, le 14 mars, il arriva aux Tuileries le 20 mars, au lendemain de la fuite de Louis XVIII. Le jour suivant, il obtint le soutien de Murat.

Un gouvernement fut formé, comprenant Fouché à la Police et Lazare Carnot à l'Intérieur, deux anciens révolutionnaires. Benjamin Constant, qui avait été un opposant de Napoléon, fut chargé de rédiger une constitution. Ce furent les Actes additionnels aux constitutions de l'Empire, promulgués le 22 avril. Destiné à rallier les notables, ce texte déçut les libéraux, car il ne rétablissait pas le suffrage universel. Il n'obtient qu'un soutien mitigé lors du plébiscite du 2 juin. La Chambre des députés réunie le lendemain comprenait une écrasante majorité de libéraux.

Le 3 mai, les troupes napoléoniennes commandées par Murat avaient subi un premier revers à Tolentino contre les Autrichiens. Mis au ban de l'Europe le 31 mai, Napoléon lança une offensive en Belgique (15 juin), à la tête d'une armée de 120 000 hommes seulement. Après une première victoire sur Blücher, à Ligny, il dut affronter les Anglais et les Prussiens qui venaient d'effectuer leur jonction. La défaite de Waterloo, le 18 juin, réduisit à néant les rêves de l'Empereur, qui dut abdiquer une seconde fois le 22 juin et fut exilé à Sainte-Hélène.

Les Cent-Jours aboutirent à un second traité de paix, beaucoup plus défavorable à la France. Le pays se retrouvait avec un territoire légèrement inférieur à celui de 1789, fut astreint à payer d'importants dommages de guerre et dû subir une occupation de cinq ans. Les partisans des Cent-Jours furent exclus de l'amnistie décrétée à la Restauration.

En mars 1815, Napoléon s’échappa de l’île d’Elbe et revint en France. L’armée et la population se rallièrent à lui, Louis XVIII s’enfuit en Belgique et Napoléon rétablit l’Empire (Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire, 22 avril 1815).

Les souverains européens formèrent une nouvelle coalition et, le 18 juin 1815, à Waterloo, près de Bruxelles, écrasèrent l’armée impériale de manière définitive, mettant fin à l’aventure des Cent-Jours. Napoléon se rendit aux Britanniques qui le déportèrent à l’île de Sainte-Hélène où il mourut en 1821. Tandis que Louis XVIII revenait à Paris et restaurait une deuxième fois la monarchie des Bourbons, la légende napoléonienne, bientôt nourrie par les écrits d’Emmanuel de Las Cases, pouvait commencer à se développer.

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