Année 1809

Naissance de Jean Julien PHILIPPE à 78 CHATOU.

Il épousera Louise Célestine DULONG.

 Après avoir occupé Vienne le 13 mai 1809, Napoléon Ier part à la rencontre des armées autrichiennes de Charles de Habsbourg, lesquelles sont situées sur la rive gauche du Danube. Puisque les ponts viennois ont été détruits, l’empereur opte pour un franchissement du fleuve à environ 6 km au sud-est de Vienne, au niveau de l'île Lobau. Dès le 18 mai, les Français occupent l’île et prennent pied, deux jours plus tard, sur l’autre rive grâce aux pontonniers.

 

 Le 21 mai, le 4e corps de Masséna s'empare des villages d'Essling et d'Aspern. Mais le pont est brisé par la crue du Danube, ce qui isole les 24 000 Français ayant déjà traversé le fleuve. Les Autrichiens attaquent alors les troupes françaises, lesquelles parviennent toutefois à conserver la majeure partie d'Essling (corps de Masséna) et d'Aspern (corps de Lannes). Le lendemain, à 3 heures du matin, alors que le pont de fortune a pu être reconstruit, les Français renforcés en hommes et en canons lancent l'assaut ; ils reprennent Aspern et refoulent une tentative contre Essling. Au matin, Napoléon lance les troupes de Lannes, d’Oudinot et la cavalerie contre les forces ennemies. À court de munitions — et à nouveau coupé de l'arrière et du secours du 3e corps de Davout —, Napoléon ordonne le repli sur l'île Lobau. Après une héroïque reprise par la jeune garde d'Essling — où Lannes est mortellement blessé —, le repli s'effectue en bon ordre jusqu'au petit matin du 23 mai.

 

 La bataille d’Essling, également appelée bataille d’Aspern, est lourde en vies humaines : environ 45 000 hommes sont tués durant l’affrontement. Toutefois, Napoléon parvient bientôt à franchir le Danube.

 

En 1809, Napoléon bat à nouveau les Autrichiens à Wagram (6 juillet) et occupe Vienne, où il signe une nouvelle paix, le 14 octobre. Il annexe l’Illyrie et les États pontificaux, puis Brême, Lübeck, et plusieurs régions au nord de l’Allemagne ainsi que la totalité du royaume de Hollande, à la suite de l’abdication qu’il impose à son frère, l’indocile Louis Bonaparte qui a refusé l’application du blocus continental dans son royaume.

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